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28 août 2026

Fournisseurs de sauvegarde certifiés pour les passeports numériques de produits : que doivent-ils réellement faire ?

Stockage, résolution du QR code, mises à jour, conservation, insolvabilité et certification : ce que le droit de l'UE exige d'une sauvegarde DPP, ce que couvre l'EN 18221 et ce qui reste ouvert

Batterie industrielle avec un QR code dont le lien vers le passeport bascule d'un serveur principal hors ligne vers une sauvegarde sécurisée, affiché sur un téléphone

Imaginez un fabricant de batteries qui met chaque année 50 000 batteries industrielles sur le marché européen. Chaque batterie dispose de son propre passeport de batterie numérique, accessible via un QR code. Le fabricant exploite sa propre plateforme DPP, où les informations produit sont collectées, publiées et mises à jour tout au long du cycle de vie de la batterie, et il fait appel à un fournisseur de sauvegarde externe pour protéger ces informations.

Cinq ans plus tard, le fabricant fait faillite. Ses serveurs sont éteints, la plateforme DPP cesse de fonctionner et le site web disparaît. Pourtant, des milliers de batteries sont toujours en service.

Que doit faire exactement le fournisseur de sauvegarde ? Son rôle se limite-t-il à conserver une copie des données du passeport ? Doit-il maintenir le QR code d'origine en état de fonctionnement ? Doit-il offrir la même expérience numérique que la plateforme d'origine ? Et que se passe-t-il lorsqu'une batterie est réparée, réaffectée ou arrive en fin de vie : un opérateur autorisé peut-il continuer à mettre à jour le passeport, ou la sauvegarde devient-elle une archive permanente en lecture seule ?

Les réponses déterminent l'architecture, les responsabilités, la conservation des données et la tarification, et elles dépendent de la distinction entre sauvegarde des données, accessibilité des données, continuité opérationnelle et gestion complète du cycle de vie du DPP. Cet article examine ce qu'exige la législation européenne, ce que traitent les normes techniques, ce qui reste à trancher et comment les fabricants devraient évaluer un fournisseur de sauvegarde DPP.

1. Qu'est-ce qu'un « fournisseur de sauvegarde certifié » ?

Un fournisseur de sauvegarde de passeports numériques de produits est un prestataire qui préserve les informations du DPP et contribue à leur disponibilité continue pendant la période exigée par la législation applicable. Il protège les informations produit contre la défaillance de l'infrastructure DPP principale, l'abandon d'un logiciel, la résiliation d'un contrat d'hébergement, la perte d'accès au système d'origine, ainsi que l'insolvabilité, la liquidation ou la cessation d'activité de l'opérateur économique responsable. Un tel service peut combiner plusieurs fonctions :

  • Préservation des données : conserver une copie fiable du passeport et des ressources associées pertinentes.
  • Réplication des données : recevoir les informations mises à jour depuis le système DPP principal.
  • Intégrité des données : empêcher les modifications non autorisées et détecter les incohérences.
  • Gestion des accès : protéger les informations réservées à certaines parties prenantes.
  • Récupération des données : restaurer ou transférer les informations après une panne du système.
  • Continuité d'accès : mettre à disposition les informations requises lorsque le système principal n'est plus opérationnel.

Tous les services de sauvegarde n'incluent pas l'ensemble des capacités opérationnelles de la plateforme DPP principale. Cette distinction traverse tout cet article.

« Fournisseur de sauvegarde certifié » est-il une certification officielle de l'UE ?

Non, pas à la date de rédaction. Le règlement écoconception (ESPR), règlement (UE) 2024/1781, définit le rôle plus large de prestataire de services de passeport numérique de produit (article 2, point 32), ou prestataire de services DPP : une personne physique ou morale indépendante ou un tiers autorisé par l'opérateur économique à traiter les données du passeport.

L'article 11 habilite la Commission à adopter des actes délégués fixant des exigences pour les prestataires de services DPP « et, le cas échéant, un système de certification ». Ces actes délégués n'ont pas été adoptés. L'initiative de la Commission « Passeport numérique de produit - règles applicables aux prestataires de services » (initiative Have Your Say 14382) a clôturé son appel à contributions et sa consultation publique, mais aucun projet n'a été publié. Have Your Say prévoit une adoption au 4e trimestre 2026, tandis que le calendrier DPP de la Commission la situe en 2027 : attendue entre fin 2026 et 2027, pas encore adoptée.

Aucun fournisseur ne peut donc actuellement être officiellement certifié en tant que prestataire de services DPP. Le terme « fournisseur de sauvegarde certifié » désigne un service commercial ou un rôle réglementaire envisagé. Il ne doit jamais être lu comme la preuve qu'une organisation détient une certification officielle de l'UE.

2. Que prévoient juridiquement l'ESPR et le règlement relatif aux batteries ?

Deux règlements européens sont particulièrement pertinents.

ESPR : règlement (UE) 2024/1781

L'article 10, paragraphe 4, est explicite : « Lorsqu'il met le produit sur le marché, l'opérateur économique met à disposition une copie de sauvegarde du passeport numérique de produit par l'intermédiaire d'un prestataire de services de passeport numérique de produit. » Le caractère indépendant et tiers de ce prestataire découle de la définition de l'article 2, point 32, et la FAQ officielle de la Commission sur le DPP (question 24) parle d'un prestataire de services tiers (« third-party service provider »).

L'article 11, premier alinéa, point e), exige que « le passeport numérique de produit reste disponible pendant la période précisée dans les actes délégués adoptés en vertu de l'article 4, y compris après une insolvabilité, une liquidation ou une cessation d'activité dans l'Union de l'opérateur économique responsable de la création du passeport numérique de produit ».

Règlement relatif aux batteries : règlement (UE) 2023/1542

Pour les passeports de batterie, les articles 77 et 78 fixent les principes essentiels :

  • Article 77, paragraphe 3 : le passeport est accessible au moyen du QR code visé à l'article 13, paragraphe 6, qui renvoie à un identifiant unique.
  • Article 77, paragraphe 4 : l'opérateur économique qui met la batterie sur le marché veille à ce que les informations du passeport soient exactes, complètes et à jour. Il peut autoriser par écrit un autre opérateur à agir pour son compte.
  • Article 78, point c) : les données sont stockées par l'opérateur économique responsable au titre de l'article 77, paragraphe 4 ou 7, « ou par les opérateurs autorisés à agir pour leur compte ».
  • Article 78, point d) : ces opérateurs autorisés ne peuvent pas vendre, réutiliser ou traiter les données au-delà de ce qui est nécessaire à la fourniture du service.
  • Article 78, point e) : le passeport reste disponible même après que l'opérateur responsable cesse d'exister ou cesse son activité dans l'Union.
  • Article 78, point f) : les droits d'accéder aux informations, de les introduire, de les modifier ou de les mettre à jour sont restreints conformément aux droits d'accès.

Le règlement relatif aux batteries exige la disponibilité continue du passeport, mais il ne prévoit pas qu'un fournisseur de sauvegarde doive reproduire chaque fonction opérationnelle du système DPP d'origine. La manière dont l'obligation de copie de sauvegarde auprès d'un tiers prévue par l'ESPR s'applique aux passeports de batterie, régis par une législation sectorielle, demande en outre une interprétation juridique attentive. Pour les fabricants, une sauvegarde externe est un moyen pratique de traiter le risque de continuité, mais son périmètre fonctionnel doit être défini. Si vous ne savez pas qui porte quelle obligation, consultez notre synthèse sur qui est responsable du passeport numérique de produit.

3. Les quatre niveaux de services de sauvegarde DPP

Il est utile de distinguer quatre niveaux de fonctionnalité.

Niveau de serviceFonction principale
Niveau 1 - Préservation des donnéesStocker une copie récupérable du passeport
Niveau 2 - Sauvegarde accessiblePermettre aux utilisateurs autorisés de récupérer les informations sauvegardées
Niveau 3 - Basculement opérationnelMaintenir l'accès via les identifiants, les points d'accès ou la récupération du QR code en cas de panne du système principal
Niveau 4 - Continuité du cycle de viePrendre en charge les modifications autorisées et l'exploitation continue du DPP après un transfert de responsabilité

Ces niveaux décrivent des architectures de service possibles. Ce ne sont ni des classes de certification officielles de l'UE, ni des catégories prescrites par la loi.

Niveau 1 : préservation des données

Le fournisseur stocke les jeux de données du passeport et les informations associées, tandis que la plateforme principale reste responsable de la publication, de l'accès, de la résolution du QR code et des mises à jour. Si le système principal tombe en panne, la sauvegarde restaure les données sur une autre plateforme. Comme une offre classique de sauvegarde en tant que service, elle protège les données mais ne donne pas d'accès immédiat aux parties prenantes.

Niveau 2 : sauvegarde accessible

Les informations sauvegardées sont récupérables, par exemple via une API qui permet à un utilisateur autorisé ou à une autre application DPP de récupérer le jeu de données structuré, sans l'interface utilisateur ni l'application d'origine.

Niveau 3 : basculement opérationnel

Le fournisseur met à disposition les informations requises lorsque la plateforme d'origine tombe en panne, au moyen de points d'accès de secours, de la résolution des identifiants ou de modifications du routage. C'est surtout important lorsqu'un produit porte un QR code qui ne peut pas être remplacé en pratique.

Niveau 4 : continuité du cycle de vie

Le fournisseur, ou un opérateur successeur utilisant son infrastructure, prend aussi en charge les mises à jour autorisées après la disparition de la plateforme d'origine ou de l'opérateur responsable : nouvelles versions, événements du cycle de vie et transferts de responsabilité. À ce niveau, le service s'apparente à une plateforme DPP complète.

Une question clé lors de l'achat est donc de savoir si le fournisseur de sauvegarde propose uniquement la préservation, la continuité d'accès ou la continuité complète du cycle de vie.

4. Un fournisseur de sauvegarde doit-il aussi exploiter un résolveur de QR code ?

Un passeport de batterie doit être accessible au moyen du QR code lié à son identifiant unique (article 77, paragraphe 3, du règlement relatif aux batteries). La législation actuelle ne contient toutefois aucune obligation générale imposant à chaque fournisseur de sauvegarde d'exploiter son propre résolveur de QR code.

Cela ne signifie pas que la résolution peut être ignorée. L'exigence légale porte sur l'accessibilité du passeport ; la responsabilité technique pour y parvenir peut être répartie entre différents composants et opérateurs.

Comment fonctionne normalement la résolution d'un QR code

  1. La batterie porte un QR code qui contient un identifiant produit persistant ou renvoie vers celui-ci.
  2. L'identifiant est résolu par un service numérique.
  3. Le résolveur dirige l'utilisateur ou l'application vers la ressource DPP pertinente.
  4. Le système DPP renvoie les informations demandées selon les droits d'accès de l'utilisateur.

Le résolveur et le stockage des données peuvent être des composants distincts. Un fabricant peut utiliser un résolveur GS1 Digital Link tout en hébergeant les données du passeport dans une autre application.

Que se passe-t-il si la plateforme DPP principale disparaît ?

Si le QR code pointe vers un résolveur exploité par le fabricant et que son site web et son DNS disparaissent, le code risque de ne mener nulle part. Le fournisseur de sauvegarde détient peut-être le jeu de données complet, mais les utilisateurs ne peuvent pas le trouver.

Trois approches techniques possibles

Option A - Résolveur indépendant. Un résolveur qui ne dépend pas de l'infrastructure du fabricant achemine normalement les requêtes vers la plateforme principale et, si nécessaire, vers une source alternative.

Option B - Fournisseur de sauvegarde avec résolution. Le fournisseur de sauvegarde propose aussi la résolution des identifiants ou un point d'accès compatible qui dirige les utilisateurs vers la sauvegarde en cas de panne du système principal.

Option C - Découverte et récupération appuyées sur le registre. Le registre des passeports numériques de produits de l'UE contient les identifiants et les informations d'enregistrement, et en vertu du règlement d'exécution (UE) 2026/1778 de la Commission, la Commission vérifie lors de l'enregistrement le lien vers la copie de sauvegarde hébergée par un prestataire de services DPP (article 8, paragraphe 7, point e)). Mais le registre ne remplace pas le résolveur de QR code d'un fabricant ; un mécanisme de récupération concret doit toujours être mis en place. Nous détaillons les contrôles du registre dans ce que valide le registre DPP de l'UE.

Un résolveur est-il donc obligatoire pour le fournisseur de sauvegarde ?

Pas en tant que fonction intégrée distincte selon les règles actuellement en vigueur. Mais si un fournisseur de sauvegarde promet que le parcours d'origine via le QR code continuera de fonctionner après la disparition du système principal, il doit fournir un mécanisme de résolution et de basculement opérationnel, ou s'appuyer sur un tel mécanisme, et expliquer précisément son fonctionnement. Sinon, une promesse de garantir la continuité du DPP peut être trompeuse.

5. Le fournisseur de sauvegarde doit-il reproduire le site DPP d'origine ?

Pas nécessairement. Un passeport se compose d'informations structurées, lisibles par machine, et de ressources associées. Un fabricant peut le présenter via un site multilingue riche, mais l'objectif réglementaire est que les informations du passeport restent disponibles dans le respect des exigences techniques et d'accès applicables, et non que chaque aspect du site survive. Deux approches sont possibles :

  • Préserver l'expérience utilisateur complète : la sauvegarde reproduit la présentation d'origine. Attrayant pour les utilisateurs, mais plus complexe.
  • Préserver les données et proposer une présentation alternative : une fois activée, la sauvegarde affiche les informations requises via une interface standardisée. Plus simple et souvent moins cher, à condition de respecter toutes les exigences d'accès et de présentation.

Un fabricant devrait vérifier si le contrat de sauvegarde couvre le site d'origine, les données sous-jacentes, les documents liés ou une combinaison de ces éléments.

6. Le fournisseur de sauvegarde peut-il modifier ou mettre à jour les informations du passeport ?

Recevoir et préserver les mises à jour du système DPP principal est différent du fait d'être autorisé à créer ou modifier de manière autonome les informations du passeport.

En fonctionnement normal

En vertu de l'article 77, paragraphe 4, l'opérateur économique qui met la batterie sur le marché reste responsable de l'exactitude, de l'exhaustivité et de la mise à jour du passeport. Lorsque le fabricant corrige un attribut de la batterie, la plateforme principale enregistre la modification et transmet le jeu de données révisé à la sauvegarde, qui le vérifie, le stocke et le versionne. Le fournisseur de sauvegarde assure la synchronisation technique ; il ne décide pas si la nouvelle information est correcte.

Le fournisseur peut-il modifier lui-même les données ?

Pas simplement parce qu'il détient une copie de sauvegarde. L'article 78, point f), restreint les droits d'introduire, de modifier ou de mettre à jour les informations conformément aux droits d'accès, et l'article 78, point d), limite les opérateurs autorisés au traitement nécessaire à leur service. Un fournisseur de sauvegarde n'est pas autorisé par défaut à modifier les données produit ; les droits de modification exigent une autorisation légale, comme l'autorisation écrite prévue à l'article 77, paragraphe 4.

Que se passe-t-il après la disparition du fabricant ?

Les batteries survivent aux fabricants, et des informations comme l'état, le statut dans le cycle de vie et les activités de seconde vie continuent d'évoluer. Une archive en lecture seule préserve la dernière version connue, mais ne peut pas accueillir de nouvelles informations sur le cycle de vie.

Héberger la sauvegarde ne transfère pas automatiquement la responsabilité juridique du fabricant au fournisseur de sauvegarde. Le système doit distinguer la préservation des informations existantes de la possibilité, pour un successeur légalement autorisé ou un autre opérateur concerné, d'ajouter de nouvelles informations. Le modèle d'exploitation après une insolvabilité reste une question contractuelle et juridique importante.

7. Que se passe-t-il lorsqu'un nouvel opérateur économique prend la responsabilité ?

Le règlement relatif aux batteries couvre déjà certains changements du cycle de vie. En vertu de l'article 77, paragraphe 7, lorsqu'une batterie fait l'objet d'une préparation en vue du réemploi, d'une préparation en vue d'une réaffectation, d'une réaffectation ou d'un remanufacturage, la responsabilité passe à l'opérateur qui la met sur le marché ou la met en service, et un nouveau passeport de batterie doit être créé et lié au passeport ou aux passeports de la batterie d'origine. Lorsque la batterie devient un déchet, la responsabilité est transférée soit au producteur, soit à l'organisation compétente en matière de responsabilité des producteurs ou à l'opérateur de gestion des déchets. En vertu de l'article 77, paragraphe 8, le passeport cesse d'exister après le recyclage de la batterie.

Pour le fournisseur de sauvegarde, cela crée plusieurs responsabilités possibles :

  • Préservation du passeport d'origine : l'enregistrement d'origine doit rester disponible lorsque cela est exigé.
  • Portabilité des données : il peut être nécessaire de transférer les informations à un autre opérateur DPP autorisé.
  • Continuité de l'identification : les identifiants et les liens entre passeports liés doivent garder leur sens.
  • Accès du successeur : un nouvel opérateur responsable peut avoir besoin d'accéder aux informations pour remplir ses obligations.

Rien de tout cela n'impose au fournisseur de sauvegarde d'exploiter le nouveau passeport : il peut exporter les données d'origine vers la plateforme DPP du successeur, ou proposer la gestion du cycle de vie comme service supplémentaire lorsque l'autorité juridique, les contrôles d'accès et les contrats sont en place. Plusieurs de ces situations de transfert restent floues en pratique ; nous les recensons dans les questions ouvertes sur le passeport de batterie de l'UE pour 2027.

8. Sauvegarde en lecture seule ou plateforme DPP en lecture-écriture : que choisir ?

La réponse dépend du service de continuité acheté.

FonctionnalitéSauvegarde en lecture seuleService de continuité complet
Préserver les données du passeportOuiOui
Recevoir les mises à jour du système principalEn général ouiOui
Préserver les versions historiquesRecommandéRecommandé
Rendre les informations stockées récupérablesNécessaire pour une sauvegarde accessibleOui
Présenter les informations du passeport aux utilisateursCapacité distincte optionnelleEn général incluse
Basculement de la résolution du QR codeAccord séparé, sauf si inclusDoit être traité
Modifier de manière autonome les attributs produitNonUniquement avec une autorisation légale
Permettre les mises à jour d'un successeur autoriséNécessite en général une autre plateformePossible
Gérer de nouveaux événements du cycle de viePas en soiPossible
Créer de nouveaux passeports après réaffectationNonPossible avec le rôle et l'autorité appropriés
Synchroniser les informations du registrePas en soiPeut être inclus sur autorisation

Il s'agit d'une comparaison d'architectures, et non d'une affirmation selon laquelle chaque fonctionnalité de la colonne de droite serait légalement obligatoire pour tous les fournisseurs de sauvegarde.

La recommandation pratique

Un service de préservation en lecture seule peut être une brique solide. Mais un fabricant qui s'y fie doit s'assurer séparément que :

  • la sauvegarde peut effectivement être récupérée ;
  • les identifiants produit d'origine restent utilisables ;
  • les informations restent accessibles aux parties prenantes autorisées ;
  • un mécanisme légal existe pour les futures mises à jour du cycle de vie si nécessaire.

Pour des batteries à longue durée de vie, une stratégie de sauvegarde qui se contente de stocker des fichiers, sans plan de récupération ni d'accès pour les successeurs, est incomplète.

9. Que couvre l'EN 18221:2026 ?

La norme européenne EN 18221:2026, Passeport numérique de produit - Stockage, archivage et persistance des données, est particulièrement pertinente. La décision d'exécution (UE) 2026/1736 de la Commission du 14 juillet 2026 la cite au Journal officiel sans restriction, avec l'EN 18216, l'EN 18219, l'EN 18220, l'EN 18222 et l'EN 18223. Cette publication ne confère une présomption de conformité que pour les parties des articles 10 et 11 de l'ESPR couvertes par la norme.

Selon la description publiée au catalogue, son champ d'application comprend :

  • le stockage des informations du passeport ;
  • l'archivage des informations historiques du passeport ;
  • la persistance, pour que les données du passeport restent disponibles dans le temps ;
  • la réplication entre opérateurs économiques et opérateurs de sauvegarde ;
  • la durée de vie des données, c'est-à-dire les règles fixant combien de temps elles doivent rester disponibles.

C'est une base technique importante pour l'infrastructure de sauvegarde. Mais le texte normatif complet est payant, et la description publique du champ d'application n'établit pas, par exemple, que chaque fournisseur de sauvegarde doit proposer un résolveur ou une interface de modification. L'EN 18221 doit être lue avec les autres normes DPP sur les identifiants, les supports de données, l'interopérabilité et les API, et ce n'est ni un contrat commercial, ni un mécanisme de financement, ni un système de certification.

10. Quelle infrastructure un fournisseur de sauvegarde DPP doit-il exploiter ?

Un service prêt pour la production devrait traiter plusieurs couches techniques :

  • Stockage sécurisé : données DPP structurées et, selon le périmètre, documents, déclarations, métadonnées et versions du passeport. Une sauvegarde qui ne contient que des liens vers des fichiers hébergés par le fabricant devient inutile lorsque ces fichiers disparaissent.
  • Réplication fiable : via API, planifiée ou déclenchée par événement, avec détection et correction des échecs. Un indicateur utile est l'écart maximal acceptable entre les dernières données principales et la dernière sauvegarde préservée.
  • Intégrité et auditabilité : sommes de contrôle, enregistrements de versions maîtrisés et journaux d'audit montrent quelle version a été préservée et révèlent les modifications non autorisées.
  • Contrôle d'accès : les informations publiques et restreintes restent séparées. La disparition d'un fabricant ne justifie pas la publication de données de batterie confidentielles.
  • Récupération et basculement : une procédure définie, incluant les points d'accès, les identifiants de connexion et les dispositions de résolution des identifiants.
  • Portabilité des données : le fabricant peut passer à un autre fournisseur compatible ; la sauvegarde ne doit pas créer une nouvelle dépendance fournisseur.
  • Résilience opérationnelle : protection contre les pannes d'infrastructure et les perturbations d'hébergement plus larges. La redondance ne garantit pas la continuité juridique ou financière, mais c'en est une composante essentielle.

11. En combien de temps un fournisseur de sauvegarde doit-il rétablir l'accès ?

À la date de la dernière vérification, aucune règle de l'UE ne fixait de délai de rétablissement unique pour tous les services de sauvegarde DPP. Le cadre juridique fixe des exigences d'accessibilité et de disponibilité continue ; des exigences opérationnelles détaillées peuvent découler des normes techniques, des futures règles applicables aux prestataires de services et des contrats.

Les fabricants devraient distinguer deux notions de niveau de service :

  • RTO (Recovery Time Objective, durée maximale d'interruption admissible) : le temps dont le fournisseur dispose pour rétablir l'accès après une panne.
  • RPO (Recovery Point Objective, perte de données maximale admissible) : la quantité de données récentes qui peut être perdue faute d'avoir déjà été répliquée.

Un fournisseur pourrait proposer contractuellement un rétablissement en quatre heures et un objectif de réplication d'une heure : des engagements négociés, pas des seuils légaux. Un rétablissement au bout de plusieurs semaines vaut bien moins qu'un basculement rapide, en particulier pour des batteries dont les informations de sécurité et de démontage sont nécessaires sur le terrain.

12. Combien de temps les données doivent-elles être conservées ?

Il n'existe pas de durée de conservation unique pour tous les passeports numériques de produits. En vertu de l'article 9, paragraphe 2, point i), de l'ESPR, les actes délégués propres à chaque produit fixent la période de disponibilité, « qui correspond au moins à la durée de vie prévue d'un produit particulier ». Pour les passeports de batterie, l'article 77, paragraphe 8, du règlement relatif aux batteries dispose que le passeport cesse d'exister après le recyclage de la batterie.

La durée du service ne peut donc pas simplement se déduire de la date de fabrication. Une batterie mise sur le marché en 2027 peut servir huit ans dans sa première application, puis être réaffectée ; la conservation doit suivre les règles du cycle de vie, un éventuel nouveau passeport lié et les opérateurs concernés.

Et les abonnements annuels ?

Un abonnement d'un an ne signifie pas un an de disponibilité du passeport. La période de facturation contractuelle, la période de service actif et la période de préservation réglementaire sont des notions distinctes, et un modèle tarifaire responsable explique comment elles s'articulent. La fin d'un abonnement ne met pas fin à la disponibilité requise des passeports des produits déjà sur le marché.

13. Le problème de l'insolvabilité : qui paie si le fabricant disparaît ?

Un fabricant crée 100 000 passeports de batterie sur plusieurs années, verse une redevance annuelle à un fournisseur de sauvegarde, puis fait faillite. Les batteries restent en service et leurs passeports doivent rester disponibles, mais plus personne ne paie. Le fournisseur de sauvegarde doit-il continuer à les héberger gratuitement ?

La législation européenne n'établit aucun mécanisme obligeant un fournisseur de sauvegarde commercial à financer indéfiniment un hébergement impayé après l'insolvabilité d'un client. Elle fixe des obligations de continuité, mais le financement des coûts à long terme doit être organisé, et un simple abonnement annuel laisse un écart entre la période de paiement et la durée de vie juridiquement pertinente des passeports.

Mécanismes de financement possibles

  • Préservation prépayée : le fabricant paie d'avance une période de stockage à long terme convenue.
  • Réserve de continuité : une partie de la redevance finance une réserve destinée à maintenir les services essentiels après la défaillance d'un client.
  • Séquestre : des fonds sont détenus dans le cadre d'un dispositif juridiquement protégé pour des obligations de préservation futures définies.
  • Modèle hybride : le traitement actif et les mises à jour sont payés par abonnement, tandis que la préservation de base est financée séparément.
  • Transfert à un successeur : un autre opérateur économique responsable reprend les obligations de service lorsque cela est juridiquement et opérationnellement approprié.

Aucun de ces modèles n'est imposé comme modèle tarifaire obligatoire par l'UE. Les fabricants devraient examiner les dispositions de continuité réelles d'un fournisseur au lieu de supposer qu'un contrat de stockage d'un an garantit des décennies de préservation.

14. Et si le fournisseur de sauvegarde fait lui-même faillite ?

Une sauvegarde qui protège contre la disparition de l'opérateur principal doit aussi prévoir sa propre disparition. Garanties clés :

  • des données de passeport exportables et interopérables ;
  • des dispositions claires en matière de propriété et d'accès ;
  • des procédures de transfert vers un fournisseur de remplacement ;
  • la préservation des identifiants et métadonnées nécessaires ;
  • des dispositions pour transférer les clés de chiffrement ou garder l'accès récupérable ;
  • des plans de reprise après sinistre et de continuité ;
  • des clauses contractuelles traitant de la défaillance du fournisseur.

Demandez si les fonds de préservation à long terme resteraient protégés en cas d'insolvabilité du fournisseur : de l'argent mis de côté en interne peut ne pas offrir la protection d'un dispositif indépendant. C'est l'une des raisons pour lesquelles les futures règles applicables aux prestataires de services en matière de résilience peuvent avoir un poids commercial.

15. Les fabricants peuvent-ils héberger eux-mêmes le DPP principal et assurer leur propre sauvegarde ?

En vertu de l'article 78, point c), l'opérateur économique responsable peut stocker lui-même les données du passeport de batterie : un fabricant peut donc exploiter son propre DPP principal et ses sauvegardes techniques. Cela ne règle pas l'indépendance à long terme : si tous les systèmes, domaines, identifiants de connexion et abonnements cloud appartiennent à la même entreprise, son insolvabilité peut emporter à la fois le passeport principal et sa sauvegarde. Pour les DPP régis directement par l'ESPR, l'article 10, paragraphe 4, exige que la copie de sauvegarde soit mise à disposition par l'intermédiaire d'un prestataire de services DPP, que la FAQ de la Commission décrit comme un tiers. Pour les passeports de batterie, l'articulation avec les règles sectorielles doit être évaluée au cas par cas.

Une architecture pratique

Pour garder le contrôle de son DPP principal, un fabricant pourrait combiner :

  • Infrastructure principale : son système DPP géré en interne.
  • Infrastructure de sauvegarde indépendante : un service tiers détenant des copies des informations nécessaires.
  • Identification persistante : un dispositif d'identifiant et de résolveur conçu pour survivre à une défaillance de l'environnement principal.
  • Continuité contractuelle : un mécanisme qui préserve l'accès lorsque le fabricant n'existe plus.

16. Quel rôle joue le registre DPP de l'UE ?

Le registre des passeports numériques de produits de l'UE est en service depuis le 20 juillet 2026. Le règlement d'exécution (UE) 2026/1778 de la Commission a été adopté le 16 juillet 2026, publié au Journal officiel le 17 juillet 2026 et est entré en vigueur le 6 août 2026. Le registre est central dans l'architecture européenne du DPP, mais ce n'est pas le dépôt des passeports complets.

Le règlement d'exécution :

  • encadre la vérification des opérateurs économiques (article 4) ;
  • encadre l'enregistrement des passeports (article 8) ;
  • prévoit une liste de prestataires de services DPP vérifiés (article 3, point f)) ;
  • charge la Commission de vérifier, le cas échéant, le lien vers la copie de sauvegarde hébergée par un prestataire de services DPP (article 8, paragraphe 7, point e)).

Il ne fixe aucune procédure de certification des prestataires de services, et le considérant 16 précise que les contrôles du registre ne constituent pas une preuve de conformité. Un lien de sauvegarde enregistré dans le registre ne doit pas non plus être confondu avec la garantie qu'un QR code scanné basculera vers la sauvegarde dans tous les scénarios de panne. Le mécanisme de récupération opérationnel doit toujours être conçu.

17. La certification formelle des fournisseurs de sauvegarde est-elle obligatoire aujourd'hui ?

Non. L'ESPR habilite la Commission à fixer par acte délégué des exigences pour les prestataires de services DPP et, le cas échéant, un système de certification. Les consultations sont terminées, mais à la date de la dernière vérification l'acte délégué n'avait pas été adopté et aucun système de certification n'existait. Plusieurs notions doivent donc être distinguées :

  • Vérification d'identité : établir qu'un opérateur ou un prestataire est bien celui qu'il prétend être.
  • Conformité technique : démontrer qu'un système met en œuvre certaines normes ou réussit des tests d'interopérabilité définis. Les tests indépendants, comme le test de conformité BatteryPass-Ready, relèvent de cette catégorie.
  • Assurance opérationnelle : preuves de résilience, de sécurité, de continuité et de processus contractuels.
  • Certification réglementaire formelle : aboutissement d'une procédure de certification établie par le droit de l'UE, si et quand elle existe.

Ces notions ne sont pas interchangeables. De solides références techniques ne constituent pas une certification officielle de l'UE, qui n'existe pas encore, et figurer sur la liste des prestataires vérifiés du registre n'équivaut pas à avoir satisfait à un système de certification des prestataires.

Que pourraient couvrir les futures exigences ?

Parmi les sujets possibles : continuité de service, sécurité, interopérabilité, disponibilité des données, gouvernance et certification. Leur contenu ne pourra être évalué qu'une fois l'acte délégué adopté, ce qui est attendu entre fin 2026 et 2027. Les entreprises devraient choisir des fournisseurs capables de s'adapter à ces évolutions.

18. Quelles questions restent réellement ouvertes ?

QuestionPosition actuelle
Chaque fournisseur de sauvegarde doit-il exploiter un résolveur de QR code ?Pas d'obligation générale explicite ; la continuité d'accès doit néanmoins être assurée
Une sauvegarde doit-elle reproduire le site d'origine du passeport ?Pas précisé en tant que tel
Un fournisseur de sauvegarde doit-il permettre la modification autonome des données du passeport ?Le rôle de sauvegarde ne confère à lui seul aucun droit de modification
Les mises à jour du système principal doivent-elles être répliquées ?Une sauvegarde à jour et exploitable nécessite une synchronisation appropriée
Qui peut mettre à jour un passeport après l'insolvabilité du fabricant ?Dépend de l'acteur légalement autorisé et des règles du cycle de vie
Le fournisseur a-t-il besoin de fonctions complètes de gestion du cycle de vie ?Non établi pour un service de sauvegarde seule
En combien de temps une sauvegarde doit-elle rétablir l'accès ?À définir dans les contrats et les exigences techniques
Qui paie après l'insolvabilité du client ?Aucun mécanisme de financement de l'UE établi
Les fournisseurs principal et de sauvegarde doivent-ils être distincts ?L'ESPR exige un prestataire de services tiers ; les règles détaillées d'indépendance sont en attente
Que se passe-t-il si le fournisseur de sauvegarde disparaît ?Nécessite une planification contractuelle et technique de la continuité
La certification officielle des prestataires deviendra-t-elle obligatoire ?Acte délégué et éventuel système de certification pas encore adoptés
Comment les sauvegardes doivent-elles évoluer lorsqu'une batterie reçoit un nouveau passeport ?Le passeport d'origine et le nouveau doivent être gérés conformément à l'article 77, paragraphe 7

Certaines seront clarifiées par le futur acte délégué et les normes ; d'autres resteront des décisions commerciales et d'architecture.

19. Qu'exiger de votre fournisseur de sauvegarde ?

Avant de choisir un service, obtenez des réponses écrites à ces questions :

  • Couverture des données : qu'est-ce qui est sauvegardé exactement ? Données structurées, documents justificatifs, versions et toutes les métadonnées nécessaires ?
  • Synchronisation : comment les modifications du système principal sont-elles reçues, et comment les échecs de réplication sont-ils détectés et corrigés ?
  • Récupération : un autre système peut-il récupérer les données indépendamment de l'application DPP d'origine ? Des interfaces standardisées sont-elles disponibles ?
  • Continuité du QR code : que se passe-t-il lorsque le résolveur, le domaine ou l'hébergement d'origine disparaît, et comment les utilisateurs accèdent-ils encore aux informations ?
  • Droits d'accès : comment les données restreintes et les utilisateurs autorisés sont-ils gérés en fonctionnement normal et lors d'une récupération d'urgence ?
  • Modification et événements du cycle de vie : le service est-il en lecture seule, ou peut-il prendre en charge les opérations d'un successeur autorisé ? Quelles fonctions nécessitent un accord ou une plateforme supplémentaire ?
  • Conservation et tarification : combien de temps les informations sont-elles préservées, et que se passe-t-il financièrement si le fabricant cesse de payer ou devient insolvable ?
  • Défaillance du fournisseur : comment les données peuvent-elles être transférées vers un fournisseur de remplacement, et la procédure de récupération peut-elle être testée ?
  • Conformité réglementaire : quelles normes ont été mises en œuvre et testées ? Le fournisseur distingue-t-il clairement conformité technique et certification formelle de l'UE ?

Un bon fournisseur répond à ces questions sans se retrancher derrière un « vos données sont en sécurité dans le cloud ».

20. Notre recommandation : séparer préservation, accessibilité et gestion du cycle de vie

L'approche la plus robuste traite la continuité du DPP comme trois responsabilités liées mais distinctes :

  • Préservation : conserver une copie fiable des informations requises.
  • Accessibilité : garantir que les utilisateurs autorisés peuvent toujours les récupérer lorsque le système d'origine n'est pas disponible.
  • Gestion du cycle de vie : permettre aux opérateurs légalement autorisés d'ajouter de nouvelles informations et de gérer les événements produit.

Un fournisseur de sauvegarde seule n'a pas à assurer lui-même la troisième fonction, mais l'architecture globale doit couvrir toutes les exigences applicables. Pour des produits à longue durée de vie comme les batteries industrielles et les batteries de véhicules électriques, ne partez pas du principe que l'entreprise, le logiciel et l'hébergement d'origine dureront éternellement, et ne payez pas une plateforme dupliquée complexe lorsque des services de préservation et de récupération plus simples et interopérables suffisent.

La bonne solution n'est pas forcément le fournisseur de sauvegarde le plus riche en fonctionnalités. C'est la combinaison de services qui préserve de manière fiable les informations légalement requises, et l'accès à celles-ci, pendant toute la durée de vie pertinente du produit.

21. Conclusion : une sauvegarde doit être plus qu'un fichier stocké

Plusieurs responsabilités différentes sont souvent regroupées sous l'étiquette « fournisseur de sauvegarde certifié ». L'objectif juridique essentiel est la disponibilité continue des informations requises du passeport, ce qui peut nécessiter un stockage sécurisé, la réplication, la récupération, la continuité de la résolution des identifiants et des dispositions pour les successeurs autorisés.

Tous les fournisseurs de sauvegarde n'ont pas à exploiter une plateforme DPP complète. Mais un fichier statique stocké sans plan pour l'accès futur, les mises à jour, les changements de responsabilité et la défaillance du fournisseur n'offre pas de continuité crédible à long terme. Tant que les règles applicables aux prestataires de services et un éventuel système de certification ne sont pas adoptés, évaluez les fournisseurs non seulement sur le prix du stockage, mais aussi sur l'architecture, les contrats et les capacités techniques qui sous-tendent leur promesse de continuité.

Comment GoodsTag vous aide : le service GoodsTag Certified Backup Provider

GoodsTag propose un service de sauvegarde pour les passeports numériques de produits sous le nom GoodsTag Certified Backup Provider service, destiné aux fabricants, aux marques et aux fournisseurs de solutions DPP qui souhaitent une sauvegarde dédiée et indépendante dans leur architecture DPP. Soyons clairs : « Certified » est le nom du service, pas une certification officielle de l'UE. Il n'existe pas encore de système de certification de l'UE pour les prestataires de services DPP, et nous suivons de près les travaux de la Commission sur les futures règles.

Pour discuter du périmètre technique, de l'intégration avec votre plateforme DPP principale, de la continuité des QR codes, des modalités de conservation et des tarifs, contactez GoodsTag via notre formulaire de contact.

Sources officielles

  1. Règlement (UE) 2024/1781 (ESPR), article 2, point 32, et articles 9, 10 et 11
  2. Règlement (UE) 2023/1542 relatif aux batteries, articles 13, 77 et 78
  3. Règlement d'exécution (UE) 2026/1778 de la Commission (registre DPP)
  4. Décision d'exécution (UE) 2026/1736 de la Commission (normes DPP harmonisées, dont l'EN 18221:2026)
  5. Commission européenne : FAQ sur le passeport numérique de produit
  6. Commission européenne : Passeport numérique de produit - règles applicables aux prestataires de services (initiative 14382)

Dernière vérification réglementaire : 10 octobre 2026. L'article distingue les exigences juridiques établies des recommandations techniques, des capacités de service optionnelles et des questions en attente de clarification réglementaire. Il ne constitue pas un conseil juridique.